jeudi, 15 mai 2008
...
Sans titres
Un jour
Il se blanchira dans les cieux
L’aube de ce jour serein
Où je ne pourrai plus me dégourdir
Dans la douceur du matin enfantin
Mon réveil ne se sera plus chatouillé
Dans la concordance de la sérénade
De mes oiseaux philharmoniques
Mes lèvres se tairont enfin
Ma bouche ne chantonnera plus
Les notes de l’angélus
Mes autres phrases, handicapées,
dormiront
Dans l’humidité de la pierre tombale
Je m’allongerai là
Dans la liesse
Dans le confort
De mon asile
Mes méninges se détendront
Dans l’inertie de son oreiller satin
Mes doigts ne se détremperont plus
Dans l’encre indélébile de ma poésie
Je trainerai avec moi
Juste quelques contrastes de mes couleurs
De mes vers
De ma musique
Sur la volupté de mon velours
Je vivrai encore
Dans l’écrit de mes vers sans titres
17:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 13 mai 2008
---
Mon bic bicolore ?
Mon bic bicolore
Encre bleu
Encre rouge
Pour me dessiller les yeux
Dans le noir de mon manoir
Pour me verser un peu de feu
Dans le froid de ma peau
Ma plume
Plume de ma liberté
Ma plume en liberté
La liberté
Dans la liberté de ma plume
Pour m’empoigner de zèle
Pour m’étendre les ailes
Pour planer dans la liberté du vent
Pour voler vers le vent de la liberté
Ma liberté humectée
Ma liberté violée
Ma liberté voilée
Ma liberté volée
Ma plume pour ma liberté
Pour me verser des flambées de force
d’âme
Pour me renverser la conscience
enténébrée
Pour vomir
Pour transcrire sur mes papiers chiffonnés
Les lamentations
Des mes autochtones
Réputés sans papiers
Sur des sols
Qui sont bien leurs
Pour me verser les mots
Des mots qui s’entortillent
Des mots qui se détortillent
Des mots qui recroquevillent
Des mots qui dégouttent
Des mots qui dégoulinent
Goutte à goutte
De ma conscience épuisée
Ma conscience fatiguée
Ma conscience évanouie
Dans le froid de ma peau
Pour me verser le peu de feu
Dans le noir de mon manoir
Pour me dessiller les yeux
Encre rouge
Encre bleu
Mon bic bicolore
(Haiti, cher pays!)
18:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 10 mai 2008
...
Mathusalems
Les âges vieillissent
Les âges revivent les vécus des vies
passées
Les âges meurent des temps morts,
effacés
Les grisailles de leur chevelure
Dans le rebondissement des ces ères
ingrates
Retranscrivent entre les plis de leur joue
La dignité de la vie
L’indignité des vies
Les moisissures des toits de vérandas
Palissant de contes infinis
Ruminent les hauts et bas
De ces souvenirs boiteux
Sous les remous de ces pages touffues
Des ratures de graffitis
Griffonnés sur le mur mitoyen
des deux siècles
Ces âges caressent néanmoins
d’un regard songeur
Les entrelignes des temps de sacrément
Temps de grand cœur
Temps des cœurs vertueux
Ils feuillettent
Des chapitres d’agonies
carapace de tortue
Quelques feuilles de sourires éphémères
Des morceaux desquels tous
Ils ne relisent que de la poussière
Des anciens futurs jamais accomplis
La vie est digne
Les vies, indignes
Les âges vieillissent
Les âges revivent les vécus
des vies passées
Et les âges meurent des temps morts
Temps effacés
12:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
A la plage

Odeur de la caraïbe
A l’autre bout des vastes mers,
Meurent les vagues sur la plage.
Sur le ventre des coquillages,
J’ai vu glacer des réverbères
Etincelants ; toute l’image,
La douce odeur des vétivers.
A l’autre bout des vastes mers,
Meurent les vagues sur la plage.
Les bras de cocotiers ombrèrent
Le sable fin comme à la nage
Et des rossignols de tout âge,
A l’unisson, beau fredonnèrent,
A l’autre bout des vastes mers,
Meurent les vagues sur la plage.
12:53 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


