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samedi, 10 mai 2008

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Mathusalems


Les âges vieillissent
Les âges revivent les vécus des vies
                                                      passées

Les âges meurent des temps morts,
                                                       effacés


Les grisailles de leur chevelure
Dans le rebondissement des ces ères
                                                      
ingrates
Retranscrivent entre les plis de leur joue
La dignité de la vie
L’indignité des vies

Les moisissures des toits de vérandas
Palissant de contes infinis
Ruminent les hauts et bas
De ces souvenirs boiteux
Sous les remous de ces pages touffues
Des ratures de graffitis
Griffonnés sur le mur mitoyen
                                       des deux siècles

Ces âges caressent néanmoins
                              
d’un regard songeur
Les entrelignes des temps de sacrément
Temps de grand cœur
Temps des cœurs vertueux

Ils feuillettent
Des chapitres d’agonies 
                                   carapace de tortue

Quelques feuilles de sourires éphémères
Des morceaux desquels tous
Ils ne relisent que de la poussière
Des anciens futurs jamais accomplis
La vie est digne
Les vies, indignes
Les âges vieillissent
Les âges revivent les vécus
                                    des vies passées

Et les âges meurent des temps morts
Temps effacés

 

 

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