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samedi, 10 mai 2008
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Mathusalems
Les âges vieillissent
Les âges revivent les vécus des vies
passées
Les âges meurent des temps morts,
effacés
Les grisailles de leur chevelure
Dans le rebondissement des ces ères
ingrates
Retranscrivent entre les plis de leur joue
La dignité de la vie
L’indignité des vies
Les moisissures des toits de vérandas
Palissant de contes infinis
Ruminent les hauts et bas
De ces souvenirs boiteux
Sous les remous de ces pages touffues
Des ratures de graffitis
Griffonnés sur le mur mitoyen
des deux siècles
Ces âges caressent néanmoins
d’un regard songeur
Les entrelignes des temps de sacrément
Temps de grand cœur
Temps des cœurs vertueux
Ils feuillettent
Des chapitres d’agonies
carapace de tortue
Quelques feuilles de sourires éphémères
Des morceaux desquels tous
Ils ne relisent que de la poussière
Des anciens futurs jamais accomplis
La vie est digne
Les vies, indignes
Les âges vieillissent
Les âges revivent les vécus
des vies passées
Et les âges meurent des temps morts
Temps effacés
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A la plage

Odeur de la caraïbe
A l’autre bout des vastes mers,
Meurent les vagues sur la plage.
Sur le ventre des coquillages,
J’ai vu glacer des réverbères
Etincelants ; toute l’image,
La douce odeur des vétivers.
A l’autre bout des vastes mers,
Meurent les vagues sur la plage.
Les bras de cocotiers ombrèrent
Le sable fin comme à la nage
Et des rossignols de tout âge,
A l’unisson, beau fredonnèrent,
A l’autre bout des vastes mers,
Meurent les vagues sur la plage.
12:53 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


